Islande · prévisions d’aurores boréales pour les prochaines nuitsAuroraRadar.pro
Découvrez où et quand vous avez le plus de chances de voir des aurores boréales en Islande. Une simple note de 0 à 100 (elle tient compte de la prévision Kp de l’activité aurorale, de la météo et de trois couches de nuages – et, pour l’heure en cours, de la mesure en direct du Bz du vent solaire) vous indique s’il vaut la peine de sortir guetter le ciel.
Mais ce n’est qu’une prévision – elle peut changer aussi vite que la météo islandaise, alors pensez à actualiser la page et les mesures.
Choisissez une région d’Islande ou un lieu précis sur la carte et vérifiez vos chances d’apercevoir une aurore. Et si vous voulez en savoir plus sur l’aurore elle-même – comment elle se forme, les chiffres affichés sur cette page et les satellites qui les mesurent –, jetez un œil au guide des aurores plus bas.
Les chiffres de la bande aurorale sont une note de 0 à 100 : à quel point les conditions s’accordent à cette heure-là – activité aurorale, couverture nuageuse, obscurité, phase de la lune et pollution lumineuse des localités. Ce n’est ni un pourcentage de chance ni une probabilité : 100 signifie une nuit parfaite, ce qui n’arrive pratiquement jamais.
bande aurorale : plus claire et chiffre plus élevé = meilleure heurecouches nuageuses à leur propre altitude : % du ciel couvert ; icônes : un nuage jusqu’à 33 %, deux jusqu’à 66 %, trois au-delàcrépuscule (pas encore complètement noir)meilleur moment
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Bz sud – favorable aux auroresBz nord – bouclier fermévent pas encore mesuré↑↓orientation du champ magnétique du vent (Bz)
Ovale auroral maintenant
2 %90 %
Ce que signifient les chiffres
seuils utilisés par la NOAA, l’IMO et SpaceWeatherLive
Note 0–100un seul chiffre au lieu de cinq graphiques
Pour chaque heure de la nuit, nous multiplions quatre facteurs : l’activité aurorale (d’après la prévision Kp), un ciel dégagé, l’obscurité (le soleil est-il déjà assez bas ?) et la lune (plus elle est brillante et haute, plus les aurores encore visibles sont faibles ; sous l’horizon, elle ne compte pas). La note d’un lieu correspond à sa meilleure heure ; le « meilleur moment », ce sont les heures où la note reste proche de ce maximum. 100 signifie une nuit parfaite, ce qui n’arrive presque jamais. La note d’une région est celle du meilleur lieu de la région – car c’est là qu’il vaut la peine d’aller – et la description précise la couverture nuageuse sur le reste de la région. Les lieux situés en ville reçoivent un facteur supplémentaire de pollution lumineuse (p. ex. Reykjavík 0,66, Akureyri 0,54), car on ne voit pas une aurore faible sous les lampadaires.
Note « maintenant »la même formule, mais avec le vent solaire mesuré en direct au lieu de la prévision Kp
La prévision pour la nuit repose sur le Kp, une moyenne sur 3 heures pour toute la planète, qui a du retard sur ce qui se passe au-dessus de votre tête. C’est pourquoi, pour l’heure en cours, nous calculons aussi une note « maintenant » : à partir des mesures du vent solaire (Bz, Bt, vitesse, densité), nous estimons un Kp équivalent grâce à la fonction de couplage de Newell (2007) – plus le Bz est orienté au sud, plus le champ est fort et le vent rapide, plus l’énergie afflue dans la magnétosphère – puis nous l’intégrons dans la même formule avec les nuages, l’obscurité, la lune et la pollution lumineuse. C’est une estimation pour les 30 à 60 prochaines minutes, car c’est le temps que met le vent pour aller de la sonde jusqu’à la Terre. La note de la nuit vous dit s’il faut prévoir une sortie ; la note « maintenant », s’il faut sortir tout de suite. Une fois la nuit tombée, cette même mesure compte aussi sur la carte, dans le classement et sur le graphique : l’heure en cours de cette nuit prend son Kp dans le vent solaire plutôt que dans la prévision, si bien qu’un brusque regain d’activité apparaît aussitôt dans les couleurs des régions.
Kp (0–9)le degré de perturbation du champ magnétique terrestre
Un indice planétaire calculé toutes les 3 heures à partir d’un réseau mondial de magnétomètres (GFZ Potsdam) ; la NOAA en publie une prévision pour les jours à venir. Plus le Kp est élevé, plus l’ovale auroral descend vers le sud. L’Islande se trouve juste sous l’ovale : même avec un Kp de 1–2, vous avez une chance par ciel dégagé ; à Kp 3–4, l’aurore est au-dessus de vous ; à partir de Kp 5, on parle d’orage géomagnétique (échelle G1–G5), visible même depuis l’Écosse ou le nord des États-Unis.
Attention : le Kp est une moyenne sur 3 heures pour toute la planète. L’aurore peut « exploser » pendant un quart d’heure même avec un Kp faible – c’est pourquoi nous affichons la mesure « maintenant » à côté de la prévision.
Prévision de l’IMO (0–9)l’échelle islandaise pour la nuit à venir
Veðurstofa Íslands publie son propre chiffre de 0 à 9 pour chaque nuit, 10 jours à l’avance, à partir de la prévision de la NOAA et de l’expérience locale. Il correspond à peu près au Kp attendu : 0–1 calme, 2–3 aurores visibles par ciel dégagé, 4–5 brillantes et mouvantes, 6+ orage. Les Islandais lisent ce chiffre avec la carte des nuages de l’IMO – et c’est exactement ce que nous réunissons dans une seule note.
0–1 calme2–3 visible4–5 brillante6–9 orage
Bz (nT)le chiffre clé du « maintenant »
La composante nord–sud du champ magnétique transporté par le vent solaire. Quand elle est négative (« orientée sud »), elle se connecte au champ terrestre et laisse entrer l’énergie dans la magnétosphère – c’est là que l’aurore s’intensifie. Un Bz positif ferme la porte. Il change de minute en minute : c’est donc le Bz qu’il faut surveiller une fois dehors sous le ciel.
au-dessus de −1 calme−1 … −5 favorable−5 … −10 actifsous −10 fort
Bt (nT)l’intensité du champ magnétique du vent solaire
L’intensité totale du champ (le Bz en fait partie). Un Bt élevé signifie un fort potentiel – mais seulement si le Bz bascule vers le sud. Généralement 3–8 nT ; au passage d’une éjection de masse coronale (CME), il peut bondir à 20–40 nT.
sous 10 normal10–20 élevé20–30 fortau-dessus de 30 très fort
Vitesse (km/s) et densité (p/cm³)la force avec laquelle le vent solaire pousse sur la Terre
La vitesse indique à quelle allure les particules frappent la magnétosphère ; un flux rapide (issu d’un trou coronal ou d’une CME) apporte plus d’énergie. La densité est le nombre de protons par centimètre cube – un vent dense donne une aurore plus brillante et plus « généreuse », à condition que le Bz suive.
300–400 km/s calme400–500 élevée500–700 forteau-dessus de 700 très forte1–10 p/cm³ normaleau-dessus de 20 denseau-dessus de 40 très dense
Puissance hémisphérique (GW)l’énergie que l’aurore injecte dans l’atmosphère
Le modèle OVATION de la NOAA estime toutes les 5 minutes combien de gigawatts d’énergie l’aurore dépose dans la haute atmosphère de l’hémisphère Nord. C’est le chiffre le plus simple pour savoir « combien d’aurore il y a en ce moment » – avec environ 30 à 60 minutes d’avance, car le modèle part du vent solaire mesuré avant qu’il n’atteigne la Terre.
sous 20 GW calme20–50 modérée50–100 forteau-dessus de 100 orage
L’avance de 30 à 60 minutescomment nous connaissons le « maintenant » avant que l’aurore n’apparaisse
Le vent solaire est mesuré par une sonde de la NOAA au point L1, à environ 1,5 million de km de la Terre en direction du Soleil. À 400 km/s, vitesse typique, ce même vent nous atteint environ une heure plus tard ; à 800 km/s, une demi-heure plus tard. Le « maintenant » de cette page est donc en réalité une prévision pour la demi-heure à l’heure qui vient.
Couverture nuageuse (%)la seule chose qui distingue vraiment un lieu d’un autre en Islande
Une prévision horaire de MET Norway pour chaque lieu, en trois couches – comme les onglets « lower / middle / high » des cartes de nuages de vedur.is. Les nuages bas et moyens masquent complètement l’aurore et comptent en entier ; les nuages hauts (cirrus) laissent passer une aurore brillante et comptent donc pour moitié. Le pourcentage indique la part du ciel couverte. L’activité aurorale est presque la même dans tout le pays : ce sont donc les nuages qui décident où aller.
0–30 % dégagé30–60 % loterie – regardez la fenêtreau-dessus de 70 % probablement pas
Obscurité et crépusculejusqu’où le soleil doit descendre
Après le coucher, le soleil descend sous l’horizon par étapes : crépuscule civil (0 à −6°), nautique (−6 à −12°) et astronomique (−12 à −18°). Une aurore faible ne se voit qu’à partir du crépuscule nautique, et vraiment bien à partir du crépuscule astronomique. La note calcule la hauteur du soleil heure par heure pour chaque lieu et compte l’obscurité progressivement : 15–50 % pendant le crépuscule civil, 50–100 % pendant le nautique, et entièrement à partir de −12°. Les heures de crépuscule sont hachurées sur le graphique. En Islande, il ne fait jamais complètement nuit de mi-mai à fin juillet, alors qu’en décembre l’obscurité dure d’environ 17 h à 9 h.
Lunesa phase et sa présence dans le ciel
La part du disque éclairée, et l’heure à laquelle la lune se lève ou se couche. La pleine lune éclaircit le ciel et noie une aurore faible (une aurore forte s’en moque), mais elle éclaire magnifiquement le paysage pour les photos. Ce n’est pas seulement la phase qui compte, mais le fait que la lune soit réellement dans le ciel – la note le vérifie heure par heure pour chaque lieu : sous l’horizon, la lune ne compte pas du tout, et basse (sous 10°) seulement un peu.
Obscurité du ciel (mag/arcsec²)à quel point les lumières des villes éclaircissent le ciel
Luminosité du ciel au zénith d’après un atlas de la pollution lumineuse, calculée à partir des images satellite VIIRS des lumières nocturnes de 2025. Plus le chiffre est élevé, plus le ciel est sombre : un ciel naturel sans lumière artificielle vaut environ 22,0 mag/arcsec², une banlieue environ 20, un centre-ville moins de 19. C’est un modèle, pas une mesure, et il concerne le ciel au-dessus de vous – le halo bas sur l’horizon en direction d’une ville peut être plus lumineux. La note en tire un facteur de pollution lumineuse : aucune pénalité jusqu’à environ 21,2, à peu près la moitié en centre-ville. Le bouton « Ciel sombre » au-dessus de la carte affiche toute la couche, et la fiche du lieu indique où le ciel est plus sombre à proximité.
Au centre de l’Islande et au-dessus du Vatnajökull, l’atlas affiche un faux halo au-dessus des glaciers (le satellite capte les reflets de la neige et de la glace) ; nous y retenons donc l’obscurité naturelle.
21,8+ très sombre21,5–21,8 sombre20,9–21,5 léger halo20,0–20,9 halo marqué19,0–20,0 fort halomoins de 19 ville
Température ressentieparce que vous allez attendre des heures
La température prévue, corrigée du vent (la formule de refroidissement éolien utilisée par les services météo du Canada et des États-Unis). À −2 °C avec un vent de 10 m/s, le ressenti est d’environ −11 °C. Le vent est la règle sur la côte islandaise : ce chiffre vous en dit donc plus que le thermomètre.
D’où viennent les données
Activité aurorale
NOAA SWPC – prévision de l’indice Kp, mesures du vent solaire (Bz, Bt, vitesse, densité) par la sonde au point L1 et puissance hémisphérique du modèle OVATION. Veðurstofa Íslands (IMO) – sa propre prévision d’aurores de 0 à 9 pour chaque nuit.
Nuages, température, vent
MET Norway (Locationforecast) – nuages bas, moyens et hauts, température et vent heure par heure, séparément pour chacun des 38 lieux. Température ressentie calculée à partir du vent (refroidissement éolien).
Obscurité et lune
Coucher et lever du soleil, pleine obscurité et phase de la lune – par Veðurstofa Íslands (IMO), actualisés toutes les 6 heures. La hauteur du soleil et de la lune au-dessus de l’horizon, nous la calculons nous-mêmes, heure par heure pour chaque lieu.
Carte
Fond de carte : OpenStreetMap (licence ODbL, simple mention de la source). Les 12 régions sont notre propre découpage – les limites passent à mi-chemin entre les centres nominaux des régions et s’arrêtent au littoral.
Obscurité du ciel
Atlas de la pollution lumineuse – un modèle de luminosité du ciel fondé sur les lumières nocturnes VIIRS (Earth Observation Group, Payne Institute, Colorado School of Mines). Résolution d’environ 1 km.
Pour comparer en direct
SpaceWeatherLive – graphiques du Kp, vent solaire, ovale auroral, webcams. Le site affiche les mêmes données de la NOAA que nous ; nous n’intégrons pas leurs graphiques (leurs conditions d’utilisation l’interdisent), mais nous y renvoyons.
Guide des aurores
Comment chasser les aurores boréales
D’où vient la lumière dans le ciel, quels chiffres comptent vraiment, comment lire SpaceWeatherLive et vedur.is, et comment organiser une nuit en voiture en Islande.
L’aurore n’est pas une loterie. Pour la voir, quatre conditions doivent être réunies en même temps. Vous pouvez en vérifier trois sur votre téléphone – la quatrième dépend de vous.
Obscurité
Une nuit où le soleil est bien sous l’horizon, sans lampadaires. En Islande, c’est le cas de fin août à mi-avril.
Ciel dégagé
L’aurore brille à 100 km d’altitude, les nuages sont à 1–10 km. Les nuages gagnent toujours.
Activité
Le vent solaire doit « ouvrir la porte » du champ magnétique terrestre. C’est ce que vous indique le chiffre Bz.
Patience
L’aurore arrive par vagues de 10 à 30 minutes. La plupart des gens rentrent à l’hôtel un quart d’heure trop tôt.
1. D’où viennent les aurores
L’aurore est une enseigne au néon grande comme un continent. Le Soleil fournit le courant, le champ magnétique terrestre sert de câble, et la haute atmosphère est le gaz qui brille.
Le Soleil souffle en permanence un flux de particules chargées (électrons et protons) dans l’espace. C’est le vent solaire. Il met d’un jour et demi à quatre jours pour nous atteindre et emporte avec lui un morceau du champ magnétique du Soleil.
La Terre a son propre champ magnétique – un bouclier invisible appelé magnétosphère. D’habitude, le vent solaire la contourne comme l’eau d’une rivière contourne un rocher. Tout change quand le champ magnétique transporté par le vent est orienté vers le sud, à l’opposé de celui de la Terre. Les deux champs « se collent » alors (les physiciens parlent de reconnexion), le bouclier s’ouvre et l’énergie afflue dans la longue queue de la magnétosphère, du côté nuit de la Terre. De temps en temps, la queue « claque » comme un élastique tendu et projette des particules le long des lignes de champ, droit vers les pôles.
Inversez le sens du champ dans l’animation et voyez la différence.
Pourquoi l’aurore est verte – et parfois rouge ou rose
Des électrons rapides percutent des atomes d’oxygène et des molécules d’azote. L’atome touché reçoit un instant un surplus d’énergie, puis le restitue sous forme d’un éclair de lumière d’une couleur bien précise. La couleur dépend de ce que l’électron a heurté et à quelle altitude.
Rouge, 200–400 km
De l’oxygène dans un air très raréfié. Faible, surtout visible lors des orages puissants. C’est la couleur qu’on voit le plus souvent depuis des latitudes plus au sud, car de loin on n’aperçoit que le sommet de l’aurore.
Vert, 100–200 km
L’oxygène atomique. La couleur la plus brillante et celle à laquelle l’œil humain est le plus sensible. C’est 90 % de ce que vous verrez en Islande.
Rose et violet, 80–100 km
L’azote. Il apparaît sur le bord inférieur des rideaux quand l’aurore est très active et danse vite.
À titre de comparaison : les avions volent à 11 km, et les nuages s’arrêtent encore plus bas.
Petit avertissement : à l’œil nu, une aurore faible ressemble à une traînée gris-blanc légèrement verdâtre – facile à confondre avec un nuage. Vos yeux distinguent mal les couleurs dans le noir, alors qu’un appareil photo accumule la lumière pendant plusieurs secondes. L’astuce des chasseurs : prenez une photo en mode nuit avec votre téléphone. Si le « nuage » sort vert, ce n’est pas un nuage.
2. Les chiffres à comprendre
Si vous ne retenez qu’une chose : surveillez le Bz, pas le Kp. Le Kp vous dit ce qui s’est passé ces trois dernières heures. Le Bz vous dit ce qui va se passer dans 30 à 60 minutes.
Les données du vent solaire proviennent d’un satellite placé à 1,5 million de km de la Terre, en direction du Soleil (le point L1). Le vent qui l’a dépassé nous atteint généralement 30 à 70 minutes plus tard. C’est votre seule vraie « fenêtre sur le futur ».
Simulateur : réglez la météo spatiale
Déplacez les curseurs et regardez ce qui arrive au ciel au-dessus de l’Islande. Le modèle est volontairement simplifié – il sert à développer votre intuition, pas à remplacer une prévision.
3. Prévisions : jours, heures, minutes
Une prévision d’aurores fonctionne comme une prévision d’orage : plus l’échéance est proche, plus elle est fiable. Chaque horizon de temps a sa propre source de données.
27 jours à l’avance
Le Soleil tourne sur lui-même en 27 jours environ. Si un trou coronal (une tache sombre sur les images du Soleil, d’où s’échappe un vent rapide) nous a offert des aurores il y a un mois, il est probable qu’il recommence. C’est ainsi que fonctionnent les prévisions à long terme – prenez-les comme une indication, rien de plus.
1 à 4 jours à l’avance
Deux sources d’aurores. Un trou coronal tourné vers la Terre : le vent rapide arrive en 2 à 4 jours et offre quelques nuits calmes mais fiables. Une éjection de masse coronale (CME) : un nuage de plasma projeté après une éruption, qui voyage 1 à 3 jours – elle peut vous offrir le spectacle de votre vie, ou… rien du tout si elle arrive avec un Bz orienté nord. Une éruption seule ne provoque pas d’aurore – l’important est de savoir si elle a envoyé une CME vers nous. C’est là que la prévision à 3 jours et la prévision du Kp sont utiles.
30 à 70 minutes à l’avance
Le vent passe le satellite au point L1. Dès cet instant, vous connaissez les vraies valeurs de Bz, Bt, vitesse et densité. C’est le moment clé de la décision : prendre la voiture ou aller se coucher.
Maintenant
Les magnétomètres (une chute brutale de la courbe = l’aurore s’embrase en ce moment), les webcams, la carte de l’ovale auroral et le meilleur instrument de tous – vos propres yeux tournés vers le nord.
Où en est-on du cycle solaire ? L’activité solaire monte et descend selon un rythme d’environ 11 ans. Le pic du cycle actuel, le numéro 25, a eu lieu vers 2024. Les années qui suivent le maximum sont excellentes pour les chasseurs : moins d’éruptions géantes, mais davantage de grands trous coronaux qui donnent des aurores régulières et récurrentes. En plus, autour des équinoxes (septembre–octobre et mars), le champ terrestre se « connecte » statistiquement plus facilement à celui du Soleil, et il y a donc plus d’aurores.
4. Lire SpaceWeatherLive
La page d’accueil du site ressemble à un cockpit d’avion. Pour la chasse, il vous faut quatre cadrans – le reste, c’est du contexte. Ci-dessous, un croquis de la page – cliquez sur n’importe quel panneau.
Le site a deux onglets : Auroral activity (ce qui se passe autour de la Terre – votre onglet principal) et Solar activity (ce qui se passe sur le Soleil – un aperçu des prochains jours). Les valeurs du croquis ne sont que des exemples. Le site existe aussi en français, mais les descriptions ci-dessous reprennent les libellés anglais.
La routine de trois minutes sur le site
Prévision du Kp sur trois jours – un coup d’œil le matin. Pour l’Islande, un Kp de 2–3 donne déjà une bonne nuit : des valeurs basses ne sont donc pas une raison d’abandonner.
Bz – est-il négatif, et depuis combien de temps ? Cliquez sur « More data » et regardez le graphique des 2 dernières heures. Une demi-heure de Bz négatif stable vaut mieux qu’un seul creux profond.
Vitesse et Bt – plus elles sont élevées, plus l’effet est fort pour un même Bz. Le site vous indique aussi directement dans combien de minutes le vent mesuré atteindra la Terre.
Auroral oval – la carte de l’ovale. La bande verte est-elle au-dessus de l’Islande ? Tourne-t-elle au jaune ou au rouge ?
Magnétomètres – quand la courbe se met à plonger, sortez. L’aurore s’embrase en ce moment même.
Enfin, la phase de la lune et – en dehors du site – la carte des nuages de l’Office météorologique islandais (leçon 5).
Des alertes plutôt que de fixer l’écran. Le site propose une application et des notifications. Seuils raisonnables pour l’Islande : Bz sous −8 nT, Kp 4 et plus, Hemispheric Power au-dessus de 50 GW. N’oubliez pas que le réseau mobile peut être capricieux hors des localités – consultez les données avant de partir.
5. La chasse en Islande
L’Islande se trouve juste sous l’ovale auroral. Il y a de l’activité presque chaque nuit. Votre véritable ennemi n’est pas le Soleil, mais les nuages islandais – et c’est pourquoi une voiture est votre meilleur atout.
Quand fait-il assez sombre ?
La hauteur de chaque barre correspond à un nombre approximatif d’heures de vraie obscurité autour de Reykjavík. Cliquez sur un mois.
Heure : l’aurore peut apparaître à tout moment après la tombée de la nuit, mais statistiquement la meilleure fenêtre est 22 h–1 h. Prévoyez d’être sur place et prêt à 21 h 30 – et non de partir à cette heure-là.
Nuages : comment lire la carte de vedur.is
L’Office météorologique islandais (Veðurstofa, vedur.is) propose une prévision spéciale pour les chasseurs d’aurores. C’est le site le plus important de votre voyage. Il se lit à l’inverse de ce que dicte l’intuition :
Zones blanches = ciel dégagé. Vert = nuages, et plus le vert est foncé, plus ils sont épais. Vous cherchez du blanc.
Le curseur sous la carte avance heure par heure. Vérifiez la fenêtre 21 h–2 h et regardez dans quelle direction se déplacent les trouées dans les nuages.
Vous pouvez basculer la carte entre nuages bas, moyens et hauts. Les bas et les moyens sont les dangereux. Une aurore brillante peut percer de fins nuages hauts.
Le chiffre dans le coin (échelle 0–9) est la prévision d’activité. En Islande, même « 2–3 » signifie une vraie chance : ce sont donc les nuages qui décident si vous partez, pas ce chiffre.
Stratégie en voiture ou en van
Choisissez une direction l’après-midi. Comparez la carte des nuages du soir avec une carte routière. Souvent, 40 à 90 minutes de route suffisent : quand le sud est couvert, le ciel est souvent dégagé à l’abri des montagnes et des glaciers – et inversement.
Repérez votre spot de jour. Un parking ou une aire de stationnement avec une vue dégagée vers le nord, loin des lumières. On ne cherche pas des embranchements de nuit sur une route inconnue.
Vérifiez la route et le vent. État des routes : umferdin.is (téléphone 1777). Alertes : safetravel.is et vedur.is. En cas d’alerte vent jaune ou orange, restez où vous êtes – l’aurore sera encore là demain.
Éteignez tout. Le moteur peut tourner pour le chauffage, mais les phares, les feux de jour et l’écran du tableau de bord ruinent votre vision nocturne et celle des autres. Vos yeux ont besoin d’environ 20 minutes dans le noir. Utilisez la lumière rouge de votre lampe frontale.
Attendez avec un plan. Décidez combien de temps vous restez (p. ex. jusqu’à 1 h). Habillez-vous plus chaudement que ce qui paraît raisonnable et emportez un thermos. Un arc calme au nord se transforme souvent, après 20 à 40 minutes, en danse au-dessus de votre tête.
Sécurité – car c’est ce qui gâche le plus souvent les voyages :
Ne vous arrêtez jamais sur la chaussée ni sur l’accotement étroit de la route 1. Uniquement sur les parkings et les aires de stationnement.
Tenez la portière à deux mains en l’ouvrant – le vent islandais arrache les portières de leurs gonds, et aucune assurance ne couvre ça.
En hiver, le verglas apparaît à la tombée de la nuit, même sur les routes principales. Les pistes de montagne (routes F) sont fermées environ d’octobre à juin.
Reynisfjara et les autres plages du sud : dans le noir, restez bien à l’écart de l’eau – les vagues peuvent remonter des dizaines de mètres sur la plage.
Vans : dormir « en sauvage » dans un véhicule est interdit en Islande sans l’accord du propriétaire du terrain. En hiver, seuls certains campings sont ouverts – consultez la liste avant de partir.
Numéro d’urgence : 112.
Lieux éprouvés
La liste des lieux avec descriptions, prévision pour cette nuit et liens Google Maps se trouve dans le radar en haut de la page :aller au classement des lieux. L’aurore est la même partout – les lieux diffèrent par le premier plan, l’obscurité et leur accessibilité en hiver.
Si vous logez à Reykjavík : les lumières de la ville étouffent une aurore faible, mais 30 à 45 minutes de route (Þingvellir, Kleifarvatn, autour du Hvalfjörður) suffisent pour trouver une vraie obscurité. Le phare de Grótta est la solution de repli pour une soirée sans voiture.
Les 38 lieux d’observation – descriptions courtes
Reykjavík / Grótta Höfuðborgarsvæðið
Le phare de Grótta sur la presqu’île de Seltjarnarnes, à 15 minutes du centre : l’endroit le plus sombre de la ville, avec vue vers le nord sur la baie. Le halo de Reykjavík reste dans votre dos, mais vous n’y verrez pas une aurore faible. À noter : La chaussée qui mène à l’îlot du phare disparaît à marée haute – restez sur le parking près de la plage.
Þingvellir Suðurland
Un parc national à 45 minutes de la capitale : une vraie obscurité, un ciel immense au-dessus du lac Þingvallavatn et de grands parkings (Hakið). Le premier choix classique si vous logez à Reykjavík. À noter : Le parking P1 est payant (horodateur) ; en hiver, les marches qui descendent vers la faille d’Almannagjá sont glissantes.
Vík í Mýrdal / Reynisfjara Suðurland
Un village de la côte sud et la base la plus prisée du sud, avec la plage de sable noir de Reynisfjara à 10 minutes – orgues basaltiques et aiguilles de Reynisdrangar. À Vík, l’église sur la colline fait le premier plan, la plage offre les rochers ; les montagnes masquent l’horizon nord, bas, alors gardez ce lieu pour les nuits plus fortes. À noter : À Reynisfjara, des vagues traîtresses (« sneaker waves ») remontent des dizaines de mètres sur la plage, la nuit aussi. Restez près du parking.
Jökulsárlón Suðausturland
La lagune glaciaire : l’aurore se reflète dans l’eau entre les icebergs à la dérive. Pour beaucoup, la plus belle photo de l’île – aucune lumière, et le parking est juste au bord de la route 1. À noter : À 4 h 30 de la capitale ; logez à Höfn (1 h) ou vers Skaftafell.
Kirkjufell Snæfellsnes
La montagne la plus célèbre d’Islande, à Grundarfjörður sur la péninsule de Snæfellsnes. Vous regardez vers le nord par-dessus la cascade de Kirkjufellsfoss – là précisément où l’aurore commence. À noter : Parking payant, et les bonnes nuits, c’est une forêt de trépieds. Ne montez pas sur la glace près de la cascade.
Akureyri Norðurland
La capitale du nord (19 000 habitants) et votre base pour Mývatn. Statistiquement moins de nuages que dans le sud en hiver, et l’ovale auroral passe juste au-dessus. À noter : Lumières de la ville : roulez 10 à 15 minutes le long du fjord (p. ex. vers Hjalteyri) ou montez au col de Víkurskarð.
Mývatn Norðurland
Le lac Mývatn avec ses pseudo-cratères, ses champs de lave et ses sources chaudes ; logez à Reykjahlíð. Sombre, plat, horizon dégagé – et la route 1 y est déneigée en hiver.
Goðafoss Norðurland eystra
Une cascade sur la route 1 entre Akureyri et Mývatn, parking ouvert toute l’année, à 35 minutes d’Akureyri. Un large arc d’eau au premier plan et aucune lumière hormis celle du parking. À noter : En hiver, les rambardes et les sentiers sont verglacés – restez sur les plateformes d’observation balisées.
Skógafoss Suðurland
Une cascade de 60 m sur la route 1, avec un grand parking et aucun éclairage la nuit. Un camping et un hôtel se trouvent juste à côté, vous pouvez donc attendre au chaud. À noter : Les embruns se déposent sur l’objectif – prévoyez un chiffon.
Gullfoss Suðurland
La cascade au bout du Cercle d’or, à 1 h 30 de la capitale. Le parking du haut reste ouvert la nuit, et une fois le café fermé, l’endroit devient désert et sombre. À noter : En hiver, les marches et les plateformes sont verglacées ; observez l’aurore depuis la plateforme supérieure.
Hella / Hvolsvöllur Suðurland
Les plaines du sud, à 1 h 30 de la capitale : beaucoup d’hôtels et de cabanes pour les aurores, un paysage plat et sombre entre les villages, avec une vue dégagée vers le nord et l’Hekla.
Höfn í Hornafirði Suðausturland
Un port de pêche et votre base pour le Vatnajökull et Jökulsárlón. Le port lui-même est éclairé, mais à 15 minutes se trouve Stokksnes avec le Vestrahorn – le meilleur premier plan de l’est.
Stokksnes / Vestrahorn Suðausturland
Le Vestrahorn aux crêtes déchiquetées au-dessus d’une plage noire et de dunes, à 15 minutes de Höfn. Le meilleur premier plan de l’est, avec des reflets sur le sable mouillé. À noter : Terrain privé – payez l’entrée au Viking Café ; une fois la nuit tombée, ne quittez pas la piste pour rouler sur le sable.
Kirkjubæjarklaustur Suðurland
Un village sur la route 1, à mi-chemin des 270 km qui séparent Vík de Jökulsárlón : les champs de lave d’Eldhraun, une station-service et des hébergements. Plat, sombre, horizon dégagé dans toutes les directions.
Selfoss Suðurland
La plus grande ville du sud, à 60 km de la capitale, là où se rejoignent les routes vers la côte. Plutôt un repère météo et un lieu pour dormir qu’un site d’observation. À noter : Sortez de la ville en voiture pendant 10 minutes, p. ex. vers Eyrarbakki.
Reykjanesviti Reykjanes
Le plus ancien phare d’Islande, à la pointe de la péninsule de Reykjanes, à 50 minutes de la capitale : falaises, zone géothermique de Gunnuhver et aucune lumière hormis le phare. À noter : Zone d’éruptions 2023–2025 : les routes autour de Grindavík sont parfois fermées. Consultez safetravel.is avant de partir.
Kleifarvatn Reykjanes
Un lac dans une vallée d’effondrement de Reykjanes, à 35 minutes de la ville. Rives noires et reflets – une bonne alternative quand les nuages recouvrent Þingvellir. À noter : La route 42 est en partie non revêtue et glissante en hiver.
Garður Suðurnes
Les phares de Garðskagaviti tout au bout de la péninsule, à 10 minutes de l’aéroport de Keflavík. Un horizon plat à 360 degrés – parfait pour votre première ou votre dernière nuit.
Stykkishólmur Snæfellsnes
Une ville portuaire sur la côte nord de Snæfellsnes. La colline de Súgandisey et son phare dominent le Breiðafjörður et ses centaines d’îlots.
Húsavík Norðurland
La ville de l’observation des baleines, sur la baie de Skjálfandi, avec son église en bois et son port en premier plan. Une base pour le nord-est.
Egilsstaðir Austurland
La principale ville de l’est, avec un aéroport et un carrefour routier. Le lac Lagarfljót et la forêt de Hallormsstaður offrent des coins sombres à 10–20 minutes de la ville.
Djúpivogur Austurland
Un village portuaire de la côte est, à mi-chemin entre Höfn et Egilsstaðir. Le mont Búlandstindur au-dessus du fjord fait le premier plan, et le port n’est que faiblement éclairé.
Ísafjörður / Bolungarvík Vestfirðir
La capitale des fjords de l’Ouest et sa voisine de l’autre côté du tunnel. À Ísafjörður même, le fjord profond ne laisse qu’un horizon étroit ; à 15 minutes, le phare d’Óshólaviti à Bolungarvík ouvre la vue vers le nord sur la mer. À noter : Fermetures de routes fréquentes et risque d’avalanche en hiver – une région pour des voyages plus longs et autonomes.
Borgarnes Vesturland
Une ville au pont qui franchit le Borgarfjörður, à une heure de la capitale et étape prisée en route vers l’ouest. Champs sombres et littoral à 5 minutes de la ville.
Akranes Vesturland
Une ville à 45 minutes de la capitale, avec les deux phares de Breið sur la pointe : un lieu favori des photographes d’aurores de la région de Reykjavík, avec une vue dégagée vers le nord et l’ouest.
Hvítserkur Norðurland vestra
Le « dragon » de roche qui boit dans la mer, sur la péninsule de Vatnsnes, à 40 minutes de la route 1. Une photo unique, avec le ciel du nord juste au-dessus du rocher. À noter : Les derniers kilomètres sont non revêtus – en hiver, seulement par bonnes conditions ; sentier raide pour descendre à la plage.
Seyðisfjörður Austurland
Une petite ville colorée au fond d’un fjord étroit (ferry depuis le Danemark). Jolie, mais les montagnes masquent l’essentiel du ciel : vous ne verrez l’aurore que lorsqu’elle est haute. À noter : Le col de Fjarðarheiði est parfois fermé en hiver ; une fois le tunnel ouvert (2026+), ce sera l’accès principal.
Vestmannaeyjar Suðurland
L’île de Heimaey et le volcan Eldfell, à 35 minutes de ferry depuis Landeyjahöfn. Sombre et dépaysant, mais les traversées sont parfois annulées en hiver. À noter : Il faudra dormir sur l’île – le dernier ferry part le soir.
Siglufjörður Norðurland vestra
L’ancienne capitale du hareng, tout au nord, accessible par des tunnels. Un fjord étroit, mais souvent un ciel dégagé quand le reste du nord est sous les nuages.
Dalvík Norðurland eystra
Une petite ville sur l’Eyjafjörður, d’où part le ferry pour Grímsey. Vue dégagée sur le fjord et les montagnes du Tröllaskagi.
Sauðárkrókur Norðurland vestra
Une ville sur le Skagafjörður, sur la route entre la capitale et Akureyri. Un littoral plat face à l’île de Drangey.
Blönduós Norðurland vestra
Une ville sur la route 1 dans le nord-ouest, étape typique à mi-chemin d’Akureyri. L’embouchure de la rivière et la côte du Húnaflói sont juste à côté.
Reyðarfjörður / Neskaupstaður Austurland
Une base dans les fjords de l’Est : Reyðarfjörður et Eskifjörður sont sur la route principale, et de l’autre côté du tunnel, Neskaupstaður est au bout de la route, avec un fjord ouvert à l’est et un ciel sombre. À noter : L’usine d’aluminium de Reyðarfjörður est éclairée toute la nuit ; pour observer, allez plutôt à Eskifjörður ou Neskaupstaður.
Hólmavík Vestfirðir
Un village de la côte des Strandir, du côté est des fjords de l’Ouest, à 3 heures de la capitale. Très sombre, très désert, et il y a un musée de la sorcellerie. À noter : À trois heures de la capitale ; la route 61 par le Steingrímsfjarðarheiði est parfois fermée en hiver.
Patreksfjörður Vestfirðir
Une petite ville du sud des fjords de l’Ouest, base pour les falaises de Látrabjarg et la plage de Rauðasandur. Très difficile d’accès en hiver. À noter : Très difficile d’accès en hiver : cols de montagne, tronçons non revêtus et fermetures fréquentes. Consultez umferdin.is avant de partir.
Bláa lónið Reykjanes
Le Blue Lagoon : le spa et les hôtels sont très éclairés toute la nuit, et le site ferme parfois pendant les éruptions de Reykjanes. Un aimant à touristes, mais un mauvais endroit pour les aurores. À noter : Le spa et les hôtels sont très éclairés toute la nuit, et le site ferme parfois pendant les éruptions de Reykjanes. Le phare de Reykjanesviti, à 20 minutes, est bien meilleur.
Dettifoss Norðurland
La cascade la plus puissante d’Europe. Impressionnante en été, mais les routes 862 et 864 sont fermées des premières neiges jusqu’en mai – soit toute la saison des aurores. À noter : Les routes 862 et 864 sont fermées des premières neiges jusqu’en mai, c’est-à-dire pendant la majeure partie de la saison des aurores. En hiver, allez plutôt à Goðafoss.
Landmannalaugar Suðurland
Les montagnes colorées des Hautes Terres, accessibles uniquement par des routes F, fermées d’octobre à juin. Impossible d’y aller pendant la saison des aurores. À noter : Les routes F sont fermées d’octobre à juin : le site est donc hors d’atteinte pendant la saison des aurores. Il reste sur la carte comme lieu d’été (fin août–septembre).
6. Photographier l’aurore
Il n’y a qu’une règle : l’appareil doit rester parfaitement immobile et collecter la lumière pendant quelques secondes. Le reste consiste à adapter le temps de pose à la vitesse de l’aurore.
Appareil sur trépied
Téléphone
Appareil photo : préparez tout de jour
Objectif : grand-angle (14–24 mm en plein format) et aussi lumineux que possible : f/1.4–f/2.8. Retirez le filtre UV – sur les photos d’aurores, il peut créer d’étranges anneaux concentriques.
Mise au point manuelle. L’autofocus ne fonctionne pas dans le noir. Activez la visée sur écran, zoomez sur une étoile brillante ou une lumière lointaine et tournez la bague jusqu’à ce que le point soit le plus petit possible. Vous pouvez bloquer la bague avec du ruban adhésif.
Mode M, format RAW, balance des blancs vers 3500–4000 K, stabilisation désactivée (elle nuit sur trépied), retardateur de 2 secondes ou télécommande.
Le froid dévore les batteries. Gardez-en une de rechange dans une poche intérieure. De retour dans la voiture, ne sortez pas tout de suite l’appareil du sac – il se couvrirait de buée.
Le premier plan fait la photo. Une cascade, une petite église, la silhouette d’une personne, un reflet dans l’eau. Un ciel vert tout seul devient vite lassant.
Téléphone : oui, à une condition
Gardez-le immobile. Un mini-trépied avec support, ou posez-le sur un rocher ou contre la vitre de la voiture. À main levée, vous obtiendrez une tache floue.
Activez le mode nuit et réglez le temps le plus long possible (sur trépied, l’iPhone permet 10–30 s ; sur Android, cherchez le mode « Pro » ou « Nuit » : ISO 1600–3200, 4–10 s, mise au point manuelle sur l’infini).
Désactivez le flash, utilisez un retardateur de 3 secondes et enregistrez en RAW si votre téléphone le permet.
Baissez au maximum la luminosité de l’écran – un écran lumineux ruine votre vision nocturne et gêne vos voisins.
Prenez quelques photos, puis rangez le matériel. Les plus beaux moments d’aurore durent quelques minutes – dommage de les regarder à travers un écran.
7. Glossaire et sites utiles
Glossaire
Vent solaire
Un flux continu de particules chargées venant du Soleil. Généralement 300–500 km/s, avec des rafales à plus de 800.
IMF, Bt et Bz
Le champ magnétique interplanétaire transporté par le vent. Bt est son intensité totale, Bz sa composante nord–sud. Un Bz négatif ouvre la magnétosphère.
Indice Kp
Une mesure mondiale, sur trois heures, de la perturbation du champ magnétique terrestre, sur une échelle de 0 à 9. À partir de Kp 5, c’est un orage géomagnétique (G1) ; Kp 9 correspond à G5.
Ovale auroral
L’anneau autour du pôle magnétique où brillent les aurores. Plus l’activité est forte, plus il s’élargit et descend vers le sud.
Sous-orage (substorm)
Une libération soudaine d’énergie depuis la queue de la magnétosphère. Elle dure 10 à 30 minutes, et c’est précisément là que l’aurore « explose » de mouvement et de couleurs.
CME
Éjection de masse coronale : un nuage de plasma projeté par le Soleil. La source des aurores les plus fortes.
Trou coronal
Une zone du Soleil d’où s’échappe un vent rapide. La source d’aurores régulières qui reviennent environ tous les 27 jours.
Point L1
Un point situé à 1,5 million de km de la Terre, en direction du Soleil, où se trouvent les satellites qui mesurent le vent solaire avant qu’il ne nous atteigne.
Hemispheric Power
Une estimation de la puissance totale des aurores sur un hémisphère, en gigawatts. Un chiffre rapide pour savoir « ce qui se passe en ce moment ».
safetravel.is Alertes et avertissements pour les voyageurs.
Questions fréquentes
Quelle est la meilleure période pour voir des aurores boréales en Islande ?
De fin août à mi-avril, quand les nuits sont vraiment noires. La meilleure fenêtre se situe généralement entre 22 h et 1 h, et autour des équinoxes (septembre–octobre et mars) les aurores sont statistiquement plus fréquentes. De mi-mai à fin juillet, il ne fait jamais nuit en Islande.
Quel indice Kp faut-il pour voir une aurore en Islande ?
L’Islande se trouve juste sous l’ovale auroral : par ciel dégagé, un Kp de 2–3 suffit, et même à Kp 1 on voit souvent un arc bas au nord. Les nuages et un Bz négatif du vent solaire comptent davantage que le Kp – c’est pourquoi le radar réunit toutes ces données en une seule note.
Où voir les aurores boréales près de Reykjavík ?
En ville, l’endroit le plus sombre est le phare de Grótta, mais le halo des lumières noie une aurore faible. Pour une vraie obscurité, allez à Þingvellir (environ 45 minutes de route), au lac Kleifarvatn (environ 35 minutes) ou aux phares d’Akranes (environ 45 minutes). Tous figurent dans le classement du radar, avec une prévision pour chaque nuit.
Comment fonctionne la note de 0 à 100 d’AuroraRadar.pro ?
Pour chaque heure de la nuit et chacun des 38 lieux, le radar multiplie quatre facteurs : l’activité aurorale (prévision Kp et, pour l’heure en cours, vent solaire mesuré), la couverture nuageuse en trois couches, l’obscurité (hauteur du soleil) et la lune. La note d’un lieu correspond à sa meilleure heure ; 100 signifie une nuit parfaite, ce qui n’arrive presque jamais.
D’où viennent les données et à quelle fréquence sont-elles actualisées ?
L’activité aurorale, le vent solaire et l’ovale auroral viennent de la NOAA (SWPC) ; la prévision d’aurores de 0 à 9, le soleil, la lune et les alertes météo de l’Office météorologique islandais (Veðurstofa Íslands, IMO) ; les nuages, la température et le vent de MET Norway. Le vent solaire est actualisé toutes les 20 minutes, la météo de chaque lieu toutes les heures et les données de l’IMO toutes les 6 heures.
AuroraRadar.pro est-il gratuit ?
Oui. Il fonctionne dans le navigateur, sans inscription ni application à installer, en sept langues : français, anglais, islandais, allemand, italien, espagnol et polonais. Vous pouvez l’ajouter à l’écran d’accueil de votre téléphone et l’ouvrir comme une application.
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